À 20 min d'Avignon TGV, aux portes de la Camargue, un prieuré-cure du 18e s. avec ses deux logis indépendants, son jardin arboré et clos, sa piscin.
Bâti dans le prolongement du monastère de la Visitation, toujours en activité avec sa douzaine de moniales, le prieuré, construit en 1799, en fut peut-être autrefois une dépendance.
Du plan originel ne subsiste qu'une petite partie, échappée des diverses restructurations opérées au 19e s., pendant lequel il fut café-auberge et même guinguette sous le nom de "Villa Tivoli". À la fin du 19e s., la guinguette Tivoli retourna dans le giron de l'archevêché d'Aix-en-Provence, qui s'employa à lui trouver, presto, une nouvelle fonction, en l'occurrence celle d'un prieuré-cure, résidence de l'abbé local jusque dans les années 1980. À la fin du 20e s., vendu à nouveau par le clergé, l'édifice devint une résidence privée et fit l'objet d'une restauration, à travers laquelle il retrouva l'arachnéenne légèreté de son siècle d'origine, le 18e s.
L'architecture actuelle a en conservé quelques grands traits, comme ce fragment de cloître, devenu une galerie découverte formant jonction entre les deux logis indépendants, ornés de frontons aux décors à boules de pilastres.
Toutes les façades soigneusement réhabilitées en pierres blondes de Beaucaire et les éléments de modénature s'offrent désormais à la seule vue de ses occupants, derrière une clôture retrouvée, à l'ombre des grands cyprès et d'un séculaire pin parasol.
Trois jardins, à peine