Sur le plateau du Mont-Lozère aux multiples rivières, une ancienne ferme et son théâtre de verdur.
Ancienne dépendance prieurale dont la présence est attestée depuis le 14e s., la ferme a conservé en son sein plusieurs éléments lapidaires d'origine. Haut lieu du maquis pendant les guerres de Religion qui ont sévi du 16e s. au 18e s., elle accueillit de nombreux huguenots dans cette région hautement protestante. Ils trouvèrent alors refuge sur ces hauteurs pour organiser leur résistance, leur culte ou leur fuite sans renier leur foi, avant le grand départ souvent définitif pour Genève.
Au début du 20e s., la région va voir disparaître ses derniers toits de chaume, suite à divers incendies ou à l'abandon de la campagne au profit de la ville et de son confort plus moderne. Quelques ruines subsistent dans les alentours et témoignent d'un passé qui ne demande qu'à renaître de ses cendres. Certaines furent reconstruites dans les années 1960, recouvertes de lauzes, par des passionnés d'architecture paysanne et par le parc des Cévennes, ce dernier les valorisant comme gîtes.
La propriété figure parmi les trois maisons d'un petit hameau qui sont encore en élévation et occupées de manière saisonnière, à bonne distance les unes des autres. En raison de son éloignement et de sa protection étatique au titre de parc national, le territoire fut préservé car ses habitants ne furent pas incités à céder, par facilité, aux matériaux modernes et exogènes à la région. La typologie et la