Dans le centre d'une petite cité des Hauts-de-France, à 8 km de la frontière belge, un vaste château de briques et de pierres avec son extension du 20e s.
Tirant son nom d'un ancien ordre mendiant institué en Syrie, le château fut initialement édifié pour y abriter un couvent. Sa construction débuta en 1724 pour s'achever en 1729, grâce aux financements obtenus par les religieuses auprès de la duchesse Marie-Célestine de Holstein-Rethwisch. En 1792, sous les fureurs révolutionnaires, la chapelle extérieure et une partie du cloître furent détruits puis, de 1801 à 1863, les bâtiments restants furent loués par un particulier au département du Nord pour abriter la gendarmerie et la prison puis rachetés en 1927 par la commune pour les transformer en hospice, officiellement inauguré en 1933. Dans l'intervalle, de 1873 à 1885, ils furent réaménagés en demeure de plaisance pour la famille Moreau de la Tour-Godard-Desmaret. Enfin, de 1979 à 1983, ainsi qu'en 1989, le bâtiment a été modernisé et une extension créée au sud, démolie en partie il y a quelques années.
Un porche à la toiture en ardoise assure l'accès au parc, situé devant le château, à l'est. La façade principale, élevée de trois niveaux, se caractérise par ses appareillages de briques et de pierres comme par la symétrie de son corps central. Un fronton à volutes et deux balcons ont été rajoutés dans la deuxième moitié du 19e s. à la construction initiale de 1724, sur la façade occidentale. En outre, le corps principal