Dans le cœur historique de Falaise, ancienne cité des ducs de Normandie, deux maisons de ville du 18e s. réunies et ouvertes sur un jardin arbor.
Auparavant un peu à l'écart de la vie commerçante quoique au cœur de la ville, l'artère, en cours de réhabilitation, où se situe la propriété connaît aujourd'hui un certain dynamisme. À quelques pas, sonnent les cloches de l'église Saint-Servais-Saint-Protais, édifiée au 11e s. et classée au titre des monuments historiques. La propriété, datable du 18e s., réunit deux immeubles alors dits "de rapport". Les terrains tels que celui où ils ont été bâtis appartenaient souvent à des communautés religieuses. À la fin de l'Ancien Régime, nombre d'entre eux furent lotis puis aménagés en immeubles. Il s'agissait pour les propriétaires de faire un placement grâce aux revenus des loyers payés par les ménages installés en leur sein. La bourgeoisie falaisienne s'y était établie, comme en témoigne le soin esthétique apporté à la rue et ses édifices. Élégante, elle abrite encore de beaux hôtels particuliers, entre cour et jardin.
La propriété, côté rue, est tournée vers le nord-ouest. L'un des immeubles est élevé de deux niveaux, l'autre de trois hors combles. Les sobres façades, en pierre de Caen, ont été recouvertes d'un enduit. Les toitures sont à deux pans d'ardoise, surmontées chacune d'une souche de cheminée et percées de fenêtres de toit. En rez-de-chaussée, une double porte vitrée et une porte de garage pour l'une, une porte et une