À environ 200 km de Paris, entre Blois et Amboise, sur un terrain de 4 ha, un château néo-Louis XIII de la fin du 19e s. avec ses dépendance.
C'est depuis un portail en fer forgé que se découvre la propriété. Gardé et bordé par des haies d'ifs, l'ouvrage de ferronnerie ouvre sur une majestueuse allée de chênes centenaires qui forment un épais rideau de verdure.
Dès le premier regard, le château abat ses cartes : un large pavillon central en saillie, des balustres en pierre qui ceinturent l'esplanade, une aile à gauche et deux à droite dont une plus petite. À sa suite, se remarque un dernier ajout moderne, qui contraste avec la construction traditionnelle de style Louis XIII. Réalisée en 1898, une vingtaine d'années après l'arrivée des républicains au pouvoir, elle est commandée par un officier dont la famille, issue d'un régiment de dragons de l'Ancien Régime, s'est enrichie depuis son anoblissement sous le Premier Empire. Au 20e s., le château a connu un regain de splendeur, interrompu sous l'Occupation suite à sa réquisition par des Allemands. Après le débarquement et lors des premiers temps de la Libération, des troupes américaines y ont séjourné. Durant les guerres de décolonisation, le château est habité par la mère d'une écrivaine célèbre ; dans le cadre de la mission "civilisatrice" revendiquée par la métropole, il s'agissait alors d'accueillir au château de jeunes Indochinois pour leur enseigner la langue et la culture françaises. En 1980, enfin, le château fut