En Bourgogne, près de Beaune et de ses vignobles, un château du 19e s. ses dépendances des 17e s. et 18e s., et son parc boisé de 4 ha.
Il faut quitter la route départementale pour découvrir le petit village qui s'étire langoureusement le long d'une voie bordée de discrètes propriétés. Happé par leur contemplation, il n'est pas rare de dépasser le château sans le voir, tant il n'a rien d'obséquieux. Son mur d'enceinte est rehaussé d'une haute grille doublée d'une ceinture de houx, lauriers et lilas. Un modeste portail central s'ouvre sur une cour gravillonnée agrémentée en son centre de deux pelouses de formes inégales délimitées par des pavés de pierre. Le château ne dévoile qu'une portion de sa façade, abritant pourtant, sous une petite marquise, sa discrète porte d'entrée à double battant. Le regard est immanquablement attiré par la grande longère du 18e s. recouverte d'une cavalcade de petites tuiles plates. Témoin de la vocation viticole des lieux, le bâtiment est composé de trois celliers de plain-pied ayant œuvrés à la renommée d'une famille de négociants bourguignons pendant deux siècles. Le château construit au 19e s., accolé aux celliers, a été bâti sans doute sur les fondations du château du 16e s. entièrement démantelé. Conçues pour une résidence de prestige et de plaisance, les pièces de réception sont tournées côté parc, exposées à la lumière du couchant avec, à l'époque, vue sur les coteaux lointains.
Un large passage, dégagé des frondaisons sur la gauche,